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Conseils· 4 min de lecture

Auto-entrepreneur en 2026 : L'essentiel pour démarrer

Devenez auto-entrepreneur en 2026 : Tous nos conseils pratiques pour lancer votre micro-entreprise simplement et sereinement

Vous souhaitez créer votre activité en toute simplicité ? Le statut d’auto-entrepreneur est sans doute le point de départ idéal. Accessible, rapide à mettre en place et facile à gérer au quotidien, il séduit chaque année des milliers de futurs chefs d’entreprise. Mais avant de vous lancer, il est essentiel d’en comprendre les règles principales. On vous explique tout !

Qu’est-ce que l’auto-entreprise ?

L’auto-entreprise est un régime simplifié qui vous permet de créer et de gérer une activité professionnelle seul, avec un minimum de formalités. Pas de bilan comptable complexe, Pas de TVA à facturer dans la plupart des cas : c’est la solution privilégiée pour tester une idée, compléter ses revenus ou se lancer à son compte.

Les plafonds de chiffres d’affaires à ne pas dépasser

C’est l’un des points les plus importants du régime. En tant qu’auto-entrepreneur, votre chiffre d’affaires annuel est plafonné :

  • 83 600.00 € par an si vous exercez une activité de prestations de services uniquement
  • 203 100.00 € par an si vous combinez prestations de services ainsi que la vente de marchandises (83 600.00 € pour la prestation de service et 119 500.00 € pour la vente de marchandises)

Si vous dépassez ces seuils pendant 2 années consécutives, vous basculez automatiquement vers le régime réel d’imposition l’année suivante. Un changement qui implique des obligations comptables bien plus lourdes. Il est donc important de surveiller régulièrement votre chiffre 'd’affaires au fil de l’année.

Déclarer son chiffre d’affaires : une obligation sans exception

La déclaration de chiffre d’affaire est obligatoire, même si vous n’avez rien encaissé. En cas de mois ou de trimestre sans activité, vous devez tout de même effectuer une déclaration à zéro.

La périodicité - mensuelle ou trimestrielle - est choisie au moment de la création de votre entreprise. La déclaration se fait directement en ligne, sur le site de l’URSSAF.

ATTENTION : Omettre une déclaration peut entraîner une régularisation forfaitaire par l’URSSAF, souvent désavantageuse pour vous.

Cotisations et fiscalité : ce qu’il faut savoir

L’un des grands avantages du régime micro-entrepreneur est que vos charges sont calculées directement sur votre chiffre d’affaires, sans minimum à payer si vous ne générez aucun revenu.

Le taux de cotisations sociales est d’environ 21% à 23% pour les prestations de services. Ce taux peut varier selon la nature de votre activité (artisanale, commerciale,…) et les évolutions réglementaires.

En complément, vous devez chaque année déclarer votre chiffre d’affaires sur le site des impôts, dans le cadre de votre déclaration de revenus.

  • Concernant la TVA :

En micro-entreprise, vous bénéficiez du régime de la franchise en base de TVA, tant que votre chiffre d’affaires reste en dessous de certains seuils (environ 37 500.00€ pour les prestations de services)

Dans ce cadre, vous ne facturez pas la TVA à vos clients et vous ne pouvez pas la récuperer sur vos achats.

En cas de dépassement, vous devenez redevable de la TVA : vous devrez alors la facturer et la reverser à l’administration fiscale.

Il est donc important d’anticiper ces seuils afin d’éviter un impact sur votre trésorerie et votre facturation.

Assurance et compte bancaire : ce qu’il faut prévoir

  • L’assurance RC Pro : indispensable

Quel que soit votre secteur d’activité, souscrire une assurance Responsabilité Civile Professionnelle est vivement recommandé, voire obligatoire dans certains domaines. Elle vous protège en cas d’accident, de dommage causé à un client ou à un tiers dans le cadre de votre activité.

Si vous réalisez des travaux de construction durable, une assurance décennale sera également nécessaire.

  • Un compte bancaire dédié : non obligatoire, mais fortement conseillé

La loi n’impose pas de compte bancaire professionnel à l’auto-entrepreneur (sauf dépassement du chiffre d’affaire d’un montant de 10 000.00€ pendant deux années consécutives). Cependant, ouvrir un compte dédié à votre activité vous apportera une clarté et une transparence précieuses, notamment en cas de contrôle fiscal.

La comptabilité minimum : simple mais rigoureuse

L’auto-entrepreneur n’est pas tenu de produire un bilan comptable, mais il doit tout de même tenir deux registres :

1 - Le registre des recettes (obligatoire)

Pour chaque encaissement, vous devez noter :

  • La date de l’encaissement
  • L’identité du client
  • La nature de la prestation
  • Le montant encaissé
  • Le mode de paiement
  • Le numéro de facture correspondant

2 - Le registre des dépenses ( recommandé)

Même s’il n’est pas exigé par la loi, tenir un registre de vos dépenses (matériaux, outillages, carburant…) est une bonne pratique pour piloter votre activité et justifier vos achats en cas de contrôle.

Les mentions obligatoires sur vos factures

Une facture mal rédigée peut vous exposer à des sanctions. Voici les informations que chaque factures doivent obligatoirement contenir :

  • Votre Nom et Adresse
  • Votre numéro SIRET
  • La date de la facture
  • Un numéro de facture (en respectant impérativement l’ordre chronologique, il est interdit d’antidater une facture)
  • Les coordonnées complètes du client (nom, adresse, téléphone, e-mail)
  • La désignation précise des travaux ou services réalisés
  • La mention légale : “TVA non applicable, art.293 B du CGI”

Notre conseil d’organisation : le classeur indispensable

Pour gérer votre activité sereinement et faire face à un éventuel contrôle, nous vous recommandons de constituer un classeur avec les sections suivantes :

  • Devis
  • Factures
  • Achats (conserver toutes vos factures d’achats)
  • Assurance
  • Déclarations URSSAF

Une bonne organisation dès le départ vous évitera bien des tracas par la suite.

Besoin d’aide pour vous lancer ?

Se lancer en auto-entreprise, c’est simple… à condition de bien comprendre les règles. Chez DS SECRETARIAT, nous accompagnons les futurs chefs d’entreprise à chaque étape : immatriculation, conseils sur le statut juridique adapté, suivi administratif et comptable .